Les enjeux du maquillage


Patricia KOMBATE, Ruth ADODJISSIH-BENISSAN, Chantal DOGBE


Le monde évolue, les mentalités changent et les critères de beauté, eux aussi, ne sont pas en reste. De nos jours ce n’est plus “il faut souffrir pour être belle” mais plutôt “il faut se maquiller pour être belle”. Ainsi, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, les produits de maquillage sont les meilleurs amis de la femme. Mais, que se cache t-il derrière toutes ces couleurs, toutes ces paillettes, tous ces nudes et ces highlighters censés nous donner un teint naturel ou glowy ?

Hypothèse 1: Un monde des bisounours où le ciel est argenté, où des licornes roses – à la longue chevelure arc-en-ciel et aux pets dorés parfumés – te saluent en chantant “Je vois la vie en rose” d’Edith Piaf ?

Hypothèse 2: Un monde de cauchemars et de souffrance dominé par le mal et où Hadès te fait subir les pires atrocités ?

Pour le savoir, étudions  un peu plus en profondeur ces produits de maquillage.

Selon les statistiques, le marché mondial du maquillage représente 55 milliards de dollars en 2012. Cette recette continue de croître de 5,7% et est estimée à 65,5 milliards de dollars en 2017.

Ce dynamisme est dû aux innovations que subissent ces produits afin de satisfaire la clientèle.

Toutefois, le secteur du maquillage est composé de plusieurs segments. Aussi, le segment qui dynamise le plus ce marché est celui du maquillage du visage. Il est suivi de près par celui des yeux, des lèvres et finalement des ongles.

Toutefois, malgré ces recettes prodigieuses, la composition de ces produits laisse à désirer.

Prenons l’exemple du rouge à lèvres. En effet, il en existe deux sortes : les rouges à lèvres bio et les rouges à lèvres intégrant des matières chimiques et synthétiques.

Un rouge à lèvres bio contient généralement :

  • une cire végétale, comme celle des abeilles, pour que le rouge à lèvres reste solide et s’applique facilement ;
  • une huile végétale, comme le jojoba, pour hydrater les lèvres ;
  • un produit nourrissant naturel, comme le karité ;
  • des huiles essentielles pour l’odeur ;
  • des pigments minéraux pour la couleur.

On peut noter qu’un rouge à lèvres bio ne contient ni conservateurs, colorants, ni parabènes et encore moins de substances d’origine animale.

Et la composition d’un rouge à lèvres synthétique ?

C’est le rouge à lèvres de tous les jours. On peut trouver dans sa composition :

  • des cires pour que le stick reste solide et puisse s’appliquer sur les lèvres. La cire d’abeille (animale), de jojoba (végétale) ou le silicone (synthétique) sont traditionnellement utilisés
  • des huiles qui permettent de faire briller le produit et de diffuser les pigments. Il peut s’agir d’huile de ricin ou d’huile de paraffine, beaucoup plus nocive ;
  • des conservateurs pour tenir les microbes à distance. Il s’agit très souvent de parabènes, réputés nocifs pour le métabolisme ;
  • des graisses pour rendre le produit onctueux. On pense notamment à l’alcool gras ou aux triglycérides. Certains contiennent de l’huile de foie de requin, répertoriée sous le nom de squalène !
  • des vitamines C et E ;
  • un filtre solaire synthétique (oxyde de zinc par exemple) ;
  • des colorants (oxyde de fer, phosphate de manganèse…).

Les puissants conservateurs utilisés, comme le phénoxyéthanol et le parabène, provoquent dans de nombreux cas des allergies et parfois elles peuvent être cancérigènes.

Aussi, certains rouges à lèvres contiennent du plomb et peuvent causer des migraines, des maux de tête, de ventre ou une grande fatigue. Et souvent, le médecin ne trouve aucune cause à ces symptômes qui sont clairement liés à ces rouges à lèvres que l’on utilise tous les jours.

A part le fait que ces produits sont nuisibles à la santé, l’on peut également noter le fait qu’elle soit extrêmement polluante.

En effet, nombres de ces produits sont jetés dans la mer chaque à année. A croire que dans sa grande bonté légendaire, l’être humain a décidé de faire aumône de ces produits de beauté à la petite sirène ! Non, juste non! Tout ce que l’on retire de cette action est une pollution importante de l’habitat naturel des poissons – poissons qui rappelons-le, nous consommons.

Aussi, ils ne sont pas polluants qu’après utilisation; ils le sont tout autant lors de leurs fabrications. Ainsi, nous ne polluons pas que la mer mais aussi l’environnement tout entier – entraînant ainsi la destruction de la couche d’ozone.

Heureusement, certaines sociétés spécialisées dans ce secteur ont décidé de remédier à cela en privilégiant l’utilisation d’emballages biodégradables et d’autres innovations de ce genre afin de réduire la pollution de l’environnement.

Sur le plan social, des études ont montré que l’on trouve une personne maquillée plus compétente et plus indépendante.

Et aussi, les tendances maquillages sont influencées par les célébrités et les réseaux sociaux

Sur ce, j’espère cher(e)s lecteurs et lectrices que tout cela vous aura donné matière à réfléchir ; que vous consommerez désormais en toute connaissance de cause ces produits de maquillage et que vous vous sentirez concernés par les enjeux de ce secteur à bénéfice colossal.

Sources :

http://www.20minutes.fr/economie/1194047-20130730-20130730-beaute-pourquoi-march e-maquillage-connait-crise

https://makeup-in.com/05-tendances-fr/le-maquillage-continue-de-tirer-le-marche-des-cosme tiques-dans-le-monde/

grazia.fr/beaute/maquillage/zoom-sur-la-composition-de-votre-rouge-a-levres-820221

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